IDEL et substituts nicotiniques

 

Une des nombreuses innovations de la loi « Santé » du 26 janvier n° 2016-41 de modernisation du système de santé en France.
Elle prévoit dans son article n° 134, la possibilité légale de prescription de substituts nicotiniques par les professionnels de santé.
L’IDEL et les substituts nicotiniques en sont un exemple.

 

L’IDEL et les substituts nicotiniques

Repris dans le quatrième point de l’article L. 3511-10 du Code de Santé Publique.
Les infirmières et les infirmiers peuvent officiellement prescrire des substituts nicotiniques.

Et ce dans la continuité de l’application de l’article L. 4311-1, instituant pour la première fois, le droit de prescription pour les IDEL.


– En effet, si un(e) IDEL intervient chez un patient qui demande de l’aide (voir par incitation).
Il lui faudra tout d’abord évaluer sa motivation et sa dépendance.
En fonction, un traitement nicotinique de substitution (ou TNS) sera proposé.

A savoir que votre ordonnance, ne doit concerner que les patients dont vous assurez la prise en charge.
Toujours sous couvert d’une prescription médicale.

Voir le site tabac-info-service.fr ou par téléphone au 3989.

Voir également un lien dédié sur le site du ministère des solidarités et de la santé.

– Sur recommandation de la Haute Autorité de Santé, les substituts nicotiniques constituent le traitement médicamenteux comme « de première intention ».
Il s’agit de permettre le sevrage tabagique.

 

Pour l’IDEL tous les substituts sont envisageables

Toutes les gammes de produits comme des dispositifs transdermiques, des gommes à macher, des comprimés à sucer, des comprimés sublinguaux ou des pastilles.
A noter qu’il existe également un spray buccal.

L’HAS recommande également l’accompagnement par un professionnel de santé.
D’abord pour le soutien psychologique au patient, puis éventuellement pour la mise en place d’une prise en charge adaptée et du traitement.

Cela implique que l’assurance maladie prend une partie du coût à sa charge.
Via le remboursement à hauteur de 65 % de ces traitements depuis le 1 janvier 2019.

Ce remboursement n’est plus limité dans le temps.
La mutuelle du patient prend à sa charge la somme restante, en fonction des conditions du contrat choisi.
Les pharmacies peuvent pratiquer la dispense d’avance de frais pour leurs clients.

Voici la dernière version du 27 septembre 2020 de la Liste des substituts nicotiniques pris en charge par l’Assurance Maladie (PDF).

– Pour rappel, il existait auparavant deux forfaits individuels dans le cadre d’une aide limitée sur un an, de 50 € et de 150 € par patient.
Le tout basé sur des critères prédéterminés, mais ceux-ci ont été supprimés le 31 décembre 2018, probablement faute de résultats probants.

La réussite du traitement est essentielle, mais gare aux éventuels faux pas et risques de rechutes.
D’où l’importance du soutien et du suivi pour le patient. Mais la volonté réelle du patient est primordiale.

Olivier Luck