Suivi orthopédique infirmier

suivi orthopédique infirmière libérale

 

Le suivi orthopédique infirmier suit un protocole particulier.
Un patient est déclaré « éligible » au suivi orthopédique infirmier, en sortie d’hospitalisation en orthopédie.
Celui-ci peut bénéficier, s’il le souhaite, d’un programme d’accompagnement de retour à son domicile.
Après information du médecin traitant et l’établissement de sa prescription médicale, la prise en charge des IDEL peut alors commencer.
Ce, dès le retour au domicile, en tenant compte de l’environnement et de l’état du patient, bien évidement.

A lire notre article sur la Nomenclature Générale des Actes Professionnels.

 

Quel suivi orthopédique infirmier à domicile ?

Cette prise en charge implique également et logiquement des soins de kinésithérapie.
Elle peut également sous conditions, faire bénéficier au patient des services d’aide-ménagère et de portage de repas à domicile.
Si cela peut justifier une meilleure gestion de son quotidien.

Alors, les modalités de prise en charge par l’assurance maladie et celles des soins infirmiers à domicile, sont maintenues comme habituellement.

Dans les 2 jours suivant la sortie d’hospitalisation et le retour du patient chez lui, les soins infirmiers les plus pratiqués sont généralement

  • des pansements de cicatrisation postopératoire (surveillance et renouvellement pendant une durée de 10 à 15 jours sur prescription),
  • des ablations de fils ou d’agrafes à enlever,
  • des injections d’anticoagulants à effectuer sur prescription,
  • des prélèvements biologiques à réaliser sur prescription.

L’IDEL peut également établir sa propre prescription de soins d’IDEL (lien vers article), en fonction des traitements à effectuer.

 

Suivi orthopédique infirmier en 2026 ?

La généralisation de « Via-Trajectoire » avec la transmission de votre dossier médical de l’hôpital vers la CPAM.
Elle est censée être totalement sécurisée, rapide et informatisée.
De nos jours, toutes les données fuient de partout.
L’orientation doit obligatoirement être validée par un médecin prescripteur sur l’outil.

La recherche de professionnels simplifiée comme l’infirmière libérale par exemple.
Le système permet de trouver des professionnels disponibles plus directement.

Avec le volet orthopédique, une attention particulière est portée à l’évaluation de la « fragilité osseuse ».
Pour favoriser la prévention des chutes et éviter de nouvelles hospitalisations.
Des aides à la vie quotidienne (portage de repas, aide ménagère) sous conditions de ressources.

 

Insuffisance cardiaque et suivi orthopédique infirmier ?

La durée de l’accompagnement Prado varie selon le stade de sévérité NYHA ( New York Heart Association).
Le parcours Prado pour insuffisance cardiaque prévoit sur 2 à 6 mois.

Des consultations avec le médecin traitant. Egalement un cardiologue.
La séance hebdomadaire de surveillance et d’éducation par l’infirmier(ère) pendant 2 mois pour tous les patients.
La séance bimensuelle pendant 4 mois pour les patients en stade III et IV (15 séances au total) ;

A voir la mise en place, si nécessaire, d’une aide à la vie (aide-ménagère et/ou portage de repas).

 

PRADO AIT / AVC et suivi orthopédique infirmier ?

La visite d’un infirmier pour réaliser un bilan/démarche de soins infirmiers la 1re semaine suivant la sortie d’hospitalisation.
2 consultations avec le médecin traitant et 1 consultation pluriprofessionnelle post AVC.
La mise en place d’une aide à la vie si nécessaire.

 

PRADO et retour personnes de 75 ans et plus ?

La durée de l’accompagnement avec Prado est d’un mois à compter du retour à domicile dans les 7 jours suivant la sortie.

La consultation avec le médecin traitant. Une seconde consultation avec le médecin traitant ;
Le bilan de soins infirmiers si nécessaire et une visite hebdomadaire de l’infirmier (en fonction du bilan établi par l’infirmier).
L’évaluation par le service social de l’Assurance Maladie.

 

Quelles interventions pour le suivi orthopédique infirmier ?

Le PRADO en chirurgie orthopédique a été lancé en 2012, et d’après la CPAM, cela concernait déjà 17000 patients en mars 2016.

Les opérations les plus fréquentes sont :

  • chirurgie pour rupture de la coiffe des rotateurs,
  • pose de prothèse totale de hanche hors reprise,
  • pose de prothèse totale de genou hors reprise,
  • ligamentoplastie du croisé antérieur du genou,
  • pose de prothèse de hanche pour fracture du col fémoral,
  • ostéosynthèse fémorale après fracture trochantérienne.

 

Quel suivi orthopédique infirmier si patient dépendant ?

– Les IDEL devront alors réaliser un BILAN DE SOINS INFIRMERS (voir l’article sur l’avenant numéro 6 à la Convention Nationale des Infirmiers).
Toujours, bien sûr validé par le médecin traitant, afin de planifier toutes les actions nécessaires à la continuité de la vie du patient.
A la protection, au maintien, à la compensation ou à la restauration si possible de son potentiel d’autonomie.
Et au bon déroulement de la  surveillance clinique de l’individu.

– Cette prise en charge peut durer au minimum de 10 à 15 jours, et au maximum de 4 à 6 semaines.
Notamment en cas de traitement d’anticoagulant en complément de séances de soins infirmiers.
Et en fonction du type d’intervention, de l’évolution de l’état de santé du patient et du rythme et de la durée des soins et traitements prescrits.

– En cas de détection de signe d’alerte (hématome, infection, douleur, phlébite), il faut en informer le médecin du patient.
Celui ci jugera de l’opportunité d’une nouvelle prescription ou d’une ré hospitalisation éventuelle, en fonction de son diagnostic.

Une fois le problème résolu et le chemin de la guérison retrouvée, les soins infirmiers peuvent reprendre le traitement habituel.
Jusqu’à la fin de la cicatrisation, et toujours sous réserve d’un état clinique globalement satisfaisant.

 

Le suivi orthopédique infirmier avec le PRADO

Il s’agit du programme d’accompagnement de retour à domicile, qui gère les protocoles décris ci dessus.
Pour un point complet sur le PRADO en 2023, voir lien vers ameli.fr

Côté hôpital, le bilan est certainement positif car cela permet une réduction de la durée de la prise en charge.
Côté IDEL, le même bilan est bien plus mitigé.
Lacunes de formations, détournements de patients, manque d’informations de la CPAM entre autres.
Il parait clair que l’objectif premier est économique, par la réduction des coûts concernant le suivi orthopédique infirmier .
Quid du patient ?

 

Source : ameli.fr

 

Olivier Luck
Créateur et dirigeant de l’agence Contact Libéral Evolution
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