Stop violences IDEL

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Stop violences IDEL : sortir de l’angle mort
Les infirmiers libéraux exercent un métier essentiel, au plus près des patients, souvent seuls, souvent exposés…
Et pourtant encore largement invisibles lorsqu’il s’agit de violences subies dans le cadre de leur exercice.
Insultes, menaces, agressions physiques, pressions administratives : ces réalités existent, mais restent trop souvent tues, minimisées ou sous-déclarées.
C’est pour briser ce silence qu’est née StopViolencesIDEL.fr, une plateforme citoyenne pensée par un infirmier libéral, pour les infirmiers libéraux.
L’origine de Stop violences IDEL.fr
Je suis infirmier libéral depuis plus de 15 ans dans le nord de Lyon.
Comme beaucoup de mes collègues, j’ai été confronté, à minima, à des situations de tensions, d’agressivité et de violences verbales dans le cadre de mes tournées.
Si je reconnais ne jamais avoir vécu personnellement d’agression physique grave, une chose est certaine : les violences existent, et surtout, elles ne sont pas suffisamment déclarées.
- Par habitude.
- Par peur des conséquences.
- Par manque de temps.
- Par sentiment de honte ou d’isolement.
- On minimise, on encaisse et on continue.
Or, ce qui n’est pas déclaré n’existe pas. C’est ce constat qui m’a poussé, en janvier 2026, à lancer la plate-forme StopViolencesIDEL.fr avec un objectif clair.
Il faut rendre visibles les violences infirmiers libéraux et leur fournir des outils concrets pour agir.
Les infirmiers libéraux les plus exposés
Contrairement aux soignants en établissement, les infirmiers libéraux exercent seuls, à domicile, souvent tôt le matin ou tard le soir, dans des environnements qu’ils ne maîtrisent pas.
- Halls d’immeubles.
- Quartiers isolés.
- Domiciles privés.
- Absence de collègues ou de sécurité à proximité.
Les chiffres officiels confirment cet angle mort : en 2024, plus de 96 % des signalements de violences en santé provenaient des établissements, contre seulement 3 % du secteur libéral.
(Source : Observatoire national des violences en santé (ONVS) – Signalements de violences en santé)
Non pas parce que les violences n’existent pas, mais parce qu’elles ne sont pas déclarées.
Différentes formes de violences IDEL
La plateforme StopViolencesIDEL permet de signaler l’ensemble des violences rencontrées dans l’exercice libéral.
Quelles soient verbales, physiques, morales ou institutionnelles.
🔴 Stop violences IDEL pour les violences verbales
https://stopviolencesidel.fr/violences-verbales-patient
Insultes, menaces, propos dégradants, sexistes ou intimidants, souvent banalisés mais profondément impactants.
🔴 Stop violences IDEL pour les violences physiques
https://stopviolencesidel.fr/violence-physique-idel
Agressions, coups, tentatives de séquestration, agressions sexuelles, bousculades.
Contrairement aux idées reçues, ces situations ne sont pas marginales.
Extraits de signalements anonymisés – Violences physiques
« Pour défendre mon confrère contre une agression à l’arme blanche, je me suis retrouvé plaqué contre un mur avec strangulation. Blessures constatées, certificat médical établi. »
« Suite à un signalement de violences conjugales, le conjoint du patient m’a séquestré puis frappé avec un bâton dissimulé avant mon arrivée.
J’ai bénéficié de 10 jours d’ITT et une plainte a été déposée. »
« En sortant du cabinet, le fils d’un ancien patient est venu à ma rencontre pour me menacer physiquement suite à un conflit antérieur. »
Ces situations sont réelles. Graves.
🔴 Stop violences IDEL pour les violences morales
https://stopviolencesidel.fr/violence-morale-idel
Harcèlement, pressions répétées, intimidations, mise en insécurité psychologique.
🔴 Stop violences IDEL pour les violences institutionnelles
https://stopviolencesidel.fr/violence-institutionnelle
Pressions administratives, contrôles vécus comme abusifs, injonctions menaçantes, demandes de justificatifs absurdes, retard de versement d’indemnités etc.
Des décisions parfois brutales de la part de certains organismes (CPAM, URSSAF, CARPIMKO).
Des violences invisibles, mais aux conséquences lourdes : burn-out, arrêts d’activité, détresse psychologique qui aboutissent parfois à des cessassions d’activité.
Et au final, à des vocations brisées.
« La violence institutionnelle est celle qui m’a le plus abîmée. Enfin un endroit où on peut en parler. »
Le signalement : la première étape pour agir
Le cœur de StopViolencesIDEL repose sur un principe simple : signaler, c’est déjà agir.
Le formulaire de signalement https://stopviolencesidel.fr/signaler est volontairement : simple et rapide.
Chaque signalement permet :
- De documenter la réalité du terrain.
- De produire des données spécifiques aux IDEL.
- De sortir la profession de l’angle mort statistique.
- De poser les bases d’actions collectives futures.
La plateforme reste complémentaire des démarches officielles (Ordre infirmier, plainte), mais elle lève le principal frein : la complexité et le coté trop « formel ».
Cela permet de libérer la parole des IDEL.
Stop Violences IDEL : des ressources concrètes
Au-delà du signalement, StopViolencesIDEL met à disposition de nombreuses ressources https://stopviolencesidel.fr/ressources pratiques :
- Des fiches réflexes : que faire / ne pas faire après une agression.
- Des contacts utiles (Ordre, syndicats, accompagnement, numéro 24/24 de association SPS Soutien Aux Professionnels de santé.
- Des partenaires spécialisés de Cabinets d’avocats pour des conseils juridiques immédiat et un accompagnement en cas de plainte.
- Des outils préventifs comme des visuels à afficher dans son cabinet pour alerter et faire prendre consciences aux patients de la gravité de la situation.
L’objectif est simple : ne plus laisser un infirmier libéral seul après une violence.
👉 https://stopviolencesidel.fr/comprendre-les-violences
Ces pages sont pensées comme de véritables outils de soutien, accessibles à tous les IDEL.
Pour une approche claire et pédagogique.
La fonction 🆘 : une sécurité immédiate
Dernière innovation majeure : la fonction SOS 🆘. https://stopviolencesidel.fr/fonction-sos
En situation de danger, elle permet :
- D’alerter rapidement un contact d’urgence prédéfini.
- De transmettre sa localisation ainsi qu’un court enregistrement audio.
- De gagner de précieuses secondes et de conserver une trace en cas de dépôt de plainte.
A compter de 2026, il faut déclarer tout acte de violences IDEL
Attention si vous êtes victime de violences IDEL, soyez discret en remplissant le signalement.
Ne mentionnez jamais de nom, prénom, numéro de téléphone, date de naissance, ou tout élément permettant d’identifier un patient.
Il s’agit d’un signalement contre X. Vous restez responsable du contenu publié.
Maintenant, il faut briser le silence.
Eric PERRIN, infirmier libéral.
Supplément spécial pétition stop violences IDEL
Déjà 13 552 signatures
Une infirmière libérale agressée aujourd’hui, ce sont des patients sans soins demain.
La violence contre les soignants n’est pas un fait divers. Elle met directement en danger l’accès aux soins à domicile et fragilise durablement notre système de santé.
Chaque jour, des infirmières et infirmiers libéraux se rendent seuls au domicile des patients, parfois dans des conditions difficiles, pour assurer des soins essentiels.
Trop souvent encore :
- Les agressions sont banalisées ou minimisées.
- Les signalements sont inexistants, complexes ou sans suite.
- Les soignants restent isolés, sans accompagnement ni protection.
Cette situation n’est ni acceptable, ni inévitable.
Stop violences IDEL pour demander du concret
Par cette pétition, nous demandons aux pouvoirs publics, aux institutions de santé et aux autorités compétentes :
1. La reconnaissance officielle et systématique des violences subies par les infirmières et infirmiers libéraux ;
2. La mise en place de dispositifs simples, accessibles et sécurisés de signalement et de suivi des agressions ;
3. La publication annuelle de statistiques nationales sur les violences faites aux soignants libéraux ;
4. Des mesures concrètes de prévention et de protection sur le terrain ;
5. Un message clair et ferme : toute violence, verbale ou physique, contre un professionnel de santé est un délit puni par la loi.
Cette pétition pour dire stop violences IDEL
Signer cette pétition, c’est :
- Refuser la banalisation des violences contre les soignants.
- Soutenir celles et ceux qui assurent les soins à domicile, souvent seuls.
- Défendre le droit des patients à une prise en charge continue et sécurisée.
- Agir pour préserver l’avenir du soin de proximité.
Chaque signature renforce ce message. Chaque signature compte. Stop aux violences IDEL pour protéger les soignants, c’est protéger les patients.

